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PREFACE
La présentation du village de Lalleyriat a été tiré du livre "Richesses touristiques et archéologiques du Canton de Nantua", ouvrage publié avec le concours du Conseil Général de l'Ain et de l'Union des Associations pour la culture et la sauvegarde du Patrimoine des Pays de l'Ain par l'Association Histoire, Monuments et Sites du Haut-Bugey
L'ouvrage peut être acquis en librairie, maison de la presse ou auprès de Patrimoine des Pays de l'Ain - 34 rue Général Delestraint, 01000 BOURG EN BRESSE.
Vous pourrez également vous documenter sur Lalleyriat en feuilletant l'ouvrage de Danièle Jacquiot "Lalleyriat au fil du temps" édité en décembre 2011 (en savoir +)
PRESENTATION
Située à 12 km de Nantua, d'une superficie de 1525 hectares, Altitude 850 m au village.
Graphies anciennes : "Cura de Alleyria" (origine : une léproserie), Alleyrias au XVIe siècle et Laleyriat en 1708
Les habitants sont appelés "les Lalleyriatiers".
Lalleyriat est une combe qui se prolonge jusqu'au Poizat, son ancien hameau ; elle est dominée au sud par une montagne couverte de sapins qui s'élève rapidement ; le Mont 1184 m et le crêt de Beauregard, 1249 m.
En 1827, le Poizat devint une commune et les deux villages se partagèrent les forêts et communaux.
Le bief de la Dame traverse la commune et rejoint le Combet qui prend sa source dans le lac de Sylans puis se dirige sur Saint Germain de Joux en traversant le Burlandier où il actionnait autrefois plusieurs scieries.
Traversé par la D55, le village est groupé de part et d'autre de la route ; c'est un alignement d'anciennes fermes, toutes restaurées et de résidences principales ou secondaires neuves. Deux lotissements (Le Crêt et Champ Perrolet) sont apparus depuis 2000.
Il existe aussi beaucoup de fermes isolées aux noms évocateurs : La Serraz, Sous la Roche, Sous le Rocher, La Pierre Blanche, Le Ris, La Combe Fontenay, Les Bossues, La Millière, Sur Pitot, Narmond, Fontaine, Le Haut Acha, Le Coulou, La Lavanche qui sont aujourd'hui restaurées.
Côté nord, la D55 permet de rejoindre la vallée, d'une altitude moyenne de 557 m dans laquelle se trouvent la nationale 84, l'autoroute A40 qui permet d'atteindre rapidement Lyon et Genève et maintenant la ligne TGV Genève-Paris.
Dans cette vallée, les trois hameaux de Lalleyriat s'étendent depuis la cascade de Pissevache - site classé - au Moulin de Charix, jusqu'au Burlandier en passant par la Tour de Sylans.
Au dernier recensement, la commune comptait 232 habitants.
HISTOIRE
Au XIIIe siècle la mention d'une paroisse Saint blaise de Lalleyriat apparaît dans un texte à propos des droits de garde exercés par le sire de Thoire sur la Tour de Sylans.
En 1230, ce château de Sylans était la propriété d'Etienne de Sylans ; des titres, datant des premières années du XVIIe siècles, mentionnent que la Tour de Sylans appartenait à une famille qui reconnaissait pour suzerains les prieurs de Nantua ; au XVIIIe subsistait encore une grange appelée "domaine de la Tour de Sylans" dans la gorge où coule le bief de la Dame.
Un village appelé "l'Hopital de Challey" existait à la même époque -on le situe approximativement sur la nationale 84 à l'emplacement du garage Meunier- Il fut abandonné à la suite de la Peste de 1316 qui le dépeupla entièrement ; les habitants du Poizat, de Lalleyriat e Charix pouvaient venir se faire soigner à l'Hopital de Challey, on inhumait dans le cimetière de ce village les morts de quatre paroisses, d'où les nombreux ossements au Pré de la Chapelle.
Lalleyriat dépendait de l'abbaye de Nantua, les habitants étaient mainmortables,taillables e corvéables à merci ; outre les redevances et obligations de vassalité, ils devaient au seigneur hommage et 3 poules le jour de la Saint jean.
En 1608, Lalleyriat est affranchie comme "la plus grande terre de Nantua" ; Tanneguy de Massac, prieur de Nantua, en détient toutes les justices, l'église dépend du diocèse de Genèveet le curé verse au prieur de Nantua les 2/3 de la dîme sur les blés, l'avoine et l'orge.
Les 120 habitants sont pauvres ; on relève dans les archives de Mornay : "les pauvres de Lalleyriat ont passé aujourdh'ui"
En 1860, Lalleyriat possède 10 fruitières qui fabriquent 13400 kg de fromage bleu, 3 moulins à blé, 3 scieries, 1 carrière de pierre calcaire et une modeste auberge où l'on mangeait écrevisses et d'excellents poissons ; les maisons sont couvertes pour la plupart de bardeaux et de paille ; les nouvelles habitations quant à elles, renoncent à ce système et utilisent l'ardoise et la tuile ; la mairie-école et l'église représentent les belles constructions du village ; le village est entouré de belles forêts communales.
Le village fut deux fois détruit par le feu, les maisons sont récentes, fin du XIXe siècle.
En 1927, s'installa provisoirement, (entre actuellement le Poizat et Lalleyriat) la scierie Bourgeois pour débiter sur place les sapins du Mont entièrement dévasté par un cyclone.
SITES
Crêt de Beauregard (1249 m)
On peut voir par beau temps, le sommet du Mont Blanc. A noter sur ce crêt, la présence d'un relais hertzien couvrant une zone de Dijon à Annecy, installé par les services de Télécommunications.
Le Mont
Il est traversé de routes forestières où le Châtelet (1184 m) qui offre un panorama complet sur la Cluse de Nantua et le Mont Blanc ; c'est le point de départ idéal pour les parapentes.
Plan d'eau
A la sortie du village, en direction du Poizat, se trouvait jadis un étang poissonneux qui faute d'entretien fut peu à peu envahi par la végétation ; il a été aménagé en 1972 en un agréable plan d'eau alimenté par des sources avec ombrage, bancs avec possibilité de pêcher la truite.
Bief de la Dame
Il traverse la commune par l'ouest et rejoint Le Combet qui prend sa source dans le lac de Sylans et se dirige sur Saint Germain de Joux.
Bief d'Enfer
Il traverse la commune par l'est
GROTTES
Une douzaine de phénomènes sont répertoriés sur la commune. Le gouffre du Golet aux Loups, au bord de la route forestière rejoignant la Manche, est un trou exceptionnel pour l'Ain puisqu'il se classe dans les trois plus profonds. Jusqu'en 1981, il était connu des spéléos jusqu'à moins 49 mètres de profondeur. Les spéléos d'Hauteville, après de courageux travaux (passages étroits agrandis jusqu'à moins 120 mètres) ont pu explorer de beaux puits recoupant des galeries creusées par l'eau il y a des millénaires. Le fond est également étroit à partir de moins 240 mètres jusqu'à moins 280 mètres - longueur totale : 1180 mètres.
Le long de cette route forestière se trouvent également la disaclase B de 15 m de profondeur, le trou du Cantonnier de 13 m de profondeur, et le Golet aux vaches ainsi que le trou Lilou, vers 1150 m d'altitude accusant respectivement moins 24 et moins 7 mètres.
Le gouffre du Bois du Crêt à l'est de Merlogne, fait moins 20 mètres.
Une spectaculaire source existe à l'ouest des Gallenchons, c'est la Ravageuse donnant de façon temporaire ses eaux souterraines aux Bief d'Enfer. Elle n'a pu être pénétrée que par un trou annexe situé 100 m au nord, mais sur moins de 100 m. Son alimentation reste à déterminer.
Une autre source puissante et permanente se trouve au Burlandier, non loin de la N 84. Là aussi, une étude plus approfondie que les tentatives de pompage pourrait nous renseigner sur l'origine de ces eaux.
Enfin la plus intéressante grotte de la commune, pour l'instant, est celle du Burlandier, dont le développement atteint 1200 m. Connue à partir de la fin 1978, elle s'inscrit dans le complexe réseau de la Serra (Charix) que les spéléos d'Oyonnax n'ont pas encore totalement révélé.
GR N° 9
Il traverse à l'est le territoire de la commune.
L'EGLISE SAINT BLAISE (cliquez pour ouvrir fichier PDF)
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